Une session photo pour un comité de direction n'est pas une session d'équipe plus sophistiquée. Les contraintes ne sont pas simplement plus strictes — elles sont différentes en nature. L'agenda est plus contraint, les enjeux de représentation sont plus élevés, la gestion de la hiérarchie dans la direction de séance est plus délicate, et les portraits produits seront utilisés dans des contextes à fort niveau d'exposition.
Ce qui fait la spécificité d'un CODIR : un groupe restreint de 4 à 12 personnes, toutes à un niveau senior, avec des images d'elles-mêmes différentes, des disponibilités fragmentées, et une sensibilité accrue à l'aspect de leur portrait — parce que ces portraits apparaîtront dans des publications que des décideurs externes regardent avec attention.
- Ce qui différencie une session CODIR d'une session équipe
- La préparation en amont : brief individuel et logistique
- L'organisation du jour J
- Gérer la cohérence visuelle entre les membres du CODIR
- Les usages spécifiques des portraits de CODIR
- Foire aux questions
Ce qui différencie une session CODIR d'une session équipe
Le temps par personne est plus long. Pour un trombinoscope d'équipe, 12 à 15 minutes par collaborateur est la norme. Pour un membre d'un CODIR, le temps nécessaire est de 20 à 30 minutes : les usages sont plus exigeants, les portraits seront scrutés par des audiences plus attentives, et la direction de séance doit produire plusieurs cadrages (souvent serré + demi-corps) pour couvrir les usages institutionnels et les usages éditoriaux.
Les agendas sont plus difficiles à synchroniser. Les membres d'un CODIR ne peuvent pas être convoqués sur une plage horaire fixe sans coordination RH et assistants. Un créneau de 30 minutes entre deux réunions est souvent la seule fenêtre disponible — ce qui exige une logistique très précise.
La sensibilité au résultat est plus forte. Un collaborateur accepte en général le portrait livré parmi les sélections disponibles. Un membre de CODIR — DG, CFO, directeur commercial, VP — a une conscience plus aiguë de l'usage de son image et peut avoir des objections spécifiques sur l'expression, la tenue ou le cadrage. Cette sensibilité doit être gérée, pas ignorée.
Les portraits coexisteront dans des publications communes. Rapport annuel, site corporate, dossier de presse : les portraits de tous les membres du CODIR apparaissent côte à côte. La cohérence entre eux est donc un enjeu explicite, pas une considération secondaire.
La préparation en amont : brief individuel et logistique
Le brief individuel est indispensable.
Pour une session d'équipe de 30 collaborateurs, un email de brief collectif suffit. Pour un CODIR, chaque membre doit recevoir un brief individuel — et idéalement avoir un échange rapide avec le référent de projet ou le photographe avant la session. Ce n'est pas un luxe : c'est ce qui permet de gérer les attentes en amont plutôt que le jour J.
Ce que le brief individuel doit couvrir :
- L'usage principal du portrait (rapport annuel, site, propositions, profil LinkedIn)
- Le registre attendu (institutionnel, leadership, les deux)
- La tenue recommandée et les tenues à éviter
- Le déroulé exact de la session individuelle (arrivée, temps de prise de vue, sélection)
- La politique de retake (qui décide, dans quel délai)
La logistique de planning :
Créer un planning nominatif avec des créneaux individuels, en incluant une marge entre chaque membre (10 minutes minimum). Ne pas faire passer les membres du CODIR les uns à la suite des autres sans tampon — les retards s'accumulent et mettent les suivants sous pression.
Confirmer les créneaux 48h avant avec les assistants, pas seulement avec les intéressés. Pour un CFO ou un DG dont l'agenda peut être remanié en quelques heures, la confirmation via l'assistante est la seule fiable.
La salle et l'installation :
Contrairement à une session d'équipe où l'installation se fait une fois pour toute la journée, une session CODIR peut nécessiter de préserver l'espace de tournage pendant plusieurs jours si les créneaux sont fragmentés. Anticiper si la salle peut être dédiée ou si l'installation doit être démontée et remontée.
L'organisation du jour J
L'ordre de passage :
Photographier les membres les plus difficiles à planifier en premier — pas les plus hiérarchiquement importants. Si le DG est disponible uniquement le matin, commencer par lui. La hiérarchie ne doit pas dicter l'ordre logistique.
Le temps par personne :
Prévoir 20 à 25 minutes effectives de prise de vue, plus 5 à 10 minutes de transition et d'accueil. Si la sélection se fait en direct (recommandé pour un CODIR, car les membres ont des préférences précises), ajouter 5 à 8 minutes par personne.
La direction de séance :
Les membres d'un CODIR ont souvent une image d'eux-mêmes préconçue — parfois issue d'un portrait précédent qu'ils ont aimé, parfois liée à des habitudes devant l'objectif. Le photographe doit être en mesure de diriger sans donner l'impression de corriger. Les instructions doivent être factuelles ("légèrement vers la gauche", "regardez au-dessus de l'objectif") et ne pas commenter l'apparence.
Les absents et les retardataires :
Prévoir explicitement une politique d'absence : si un membre du CODIR ne peut pas venir, quand est organisé le rattrapage et dans quelles conditions. Pour une publication avec un délai fixe (rapport annuel), cette politique doit être définie avant la session, pas après.
Gérer la cohérence visuelle entre les membres du CODIR
Le fond :
Tous les membres du CODIR doivent être photographiés avec le même fond, le même éclairage et le même cadrage de référence. Ce n'est pas négociable si les portraits doivent coexister dans une publication. Si un membre souhaite un fond différent pour son usage personnel (LinkedIn, communication externe personnelle), prévoir une séquence distincte en fin de session.
La tenue :
L'hétérogénéité de tenue est le problème le plus fréquent dans les sessions CODIR. Un membre arrive en costume sombre, un autre en chemise sans veste, un troisième avec une couleur qui crée un contraste fort avec les autres. Le brief individuel doit donner des recommandations précises et convergentes — pas juste "tenue professionnelle".
L'expression :
Les expressions légèrement différentes entre les membres sont normales et souhaitables — chaque portrait doit ressembler à la personne. Ce qui doit être cohérent, c'est le registre (tous dans le même registre institutionnel ou de leader), pas l'expression exacte.
La validation de cohérence :
Avant de livrer les portraits finaux, comparer les images de tous les membres côte à côte à la même taille. C'est l'étape la plus souvent oubliée — et c'est celle qui révèle les incohérences (un membre visiblement plus sombre, un cadrage légèrement différent) avant qu'elles ne se retrouvent dans le rapport annuel.
Les usages spécifiques des portraits de CODIR
Le rapport annuel. C'est l'usage le plus exigeant techniquement : haute résolution, fond neutre, cadrage précis pour l'intégration dans la mise en page. Le photographe doit livrer des fichiers adaptés au gabarit du document, idéalement en lien avec le directeur artistique ou le studio de design responsable de la mise en page.
Le site corporate. Format web optimisé, parfois carré si la page utilise des vignettes uniformes. Prévoir les deux formats depuis la même session.
Les propositions commerciales et dossiers de presse. Les portraits des membres du CODIR sont souvent sélectionnés selon l'interlocuteur : le portrait du DAF pour un dossier de financement, celui du directeur commercial pour une proposition client. Prévoir des exports individuels par membre, nommés de façon lisible.
LinkedIn et communication personnelle. Chaque membre peut avoir besoin d'un cadrage différent pour son usage LinkedIn. Ce besoin doit être identifié en amont, pas découvert à la livraison.
Pour un projet de portraits de CODIR adapté à vos usages et délais, consultez la page portrait dirigeant ou contactez-nous.
Foire aux questions
Faut-il photographier tous les membres du CODIR en même temps ? Non — et c'est souvent impossible. La plupart des sessions CODIR sont organisées sur une ou deux journées avec des créneaux individuels, pas une session de groupe simultanée. La cohérence est assurée par le protocole (même fond, même éclairage, même cadrage de référence), pas par la présence simultanée.
Que faire si un membre du CODIR refuse le portrait livré ? C'est la situation la plus délicate à gérer. La politique de retake doit être définie avant la session et communiquée clairement : les retakes sont possibles uniquement sur critères objectifs (problème technique, expression manifestement inadaptée), pas sur préférence esthétique personnelle. Si plusieurs sélections ont été livrées par personne, la réponse est d'abord de choisir parmi celles disponibles.
Peut-on inclure une photo de groupe du CODIR dans la même session ? Oui, mais c'est une séquence distincte qui nécessite une logistique séparée : trouver un créneau où tous les membres sont disponibles simultanément (difficile), prévoir un espace adapté, et définir la mise en scène en amont. Il est conseillé de la prévoir en début de session, avant que certains membres aient déjà quitté les lieux.
Aller plus loin
- Portrait dirigeant
- Photo d'équipe
- Portrait de dirigeant : autorité, proximité, confiance
- Retakes et portraits à reprendre : comment gérer la qualité après la session
- Contact
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